À GORGE DÉNOUÉE

« ENTRÉE LIBRE »

Le papier comme matière à jeu, l'espace transformé en fabrique de la parole, deux comédiennes et un sculpteur de bruits explorent, en toute simplicité, le rapport au langage en plongeant dans la poésie de Ghérasim Luca. 

À travers un bégaiement poétique, stylisé, chanté, elles proposent de donner à voir et à entendre la matérialité sonore de la langue, son rythme, sa théâtralité.

Ce projet est né d’un amour commun pour la poésie de Ghérasim Luca qui a provoqué chez nous le désir de dire, avec tout notre corps, ses mots. À la lecture, la voix ne peut s’empêcher de surgir, fragile ou affirmée et le corps s’en trouve éveillé, comme si l’acte théâtral devenait nécessaire à toute compréhension des mots de Ghérasim Luca. Sa poésie prend vie à travers la parole, mais aussi à travers l’écriture elle-même ; la spatialisation des mots sur le papier a autant d’importance que leur mise en voix et en corps.
Nous développons ainsi deux formes performatives (un spectacle et une mise en voix) où le corps s’engage pleinement dans la lecture autant que dans la récitation, et où nous travaillons à rendre visible son écriture.


Le spectacle est donc protéiforme, il existe la grande forme spectacle, autonome techniquement, pouvant jouer en théâtre ou dans des espaces non dédiés (salle polyvalente d'un collège, médiathèque etc.) et la petite forme mise en voix pouvant se jouer partout (salle de classe, EHPAD, librairie etc.)

À GORGE DÉNOUÉE est un spectacle de proximité, léger et tout-terrain ayant pour vocation de jouer dans différents espaces, en immersion dans des lieux peu ou non équipés techniquement.

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« I.N.C.R.É.O.N.S.!

PROCLAMATION AUX HABITANT-HABITÉS DE LA PLANETE TERRE

UNIQUE STÉRÉOTYPIQUE !

FOULE PLACENTAIRES !

C.R.I.E.Z T.A.I.R.E.!»


GHÉRASIM LUCA 

SEPT SLOGANS ONTOPHONIQUES

« DES PAROLES DOUCES ET DÈS LE DÉPART, SCELLÉES.
LA CONQUE DU SILENCE FRÔLE CELLE DES RÉCIFS, D’OÙ CE RÉCIT...

HAPPÉ PAR L’AIMANT DU NON-SENS,

JE PARLE À PEU PRÈS CECI POUR DIRE PRÉCISÉMENT CELA
JE SUIS, HÉLAS, DONC ON ME PENSE...»

 

GHÉRASIM LUCA

LE TANGAGE DE MA LANGUE 

R e d é c o u p e r  la langue.

Oraliser l’écriture.

Fragmenter le langage.


Décortiquer le mot de son essence, de son sens, jusqu’à nous emmener dans l’insensé.

Mettre en mouvement la langue, les idées et le corps.

Mettre en voix et en corps la poésie de Ghérasim Luca.

Comment affoler le langage, le mettre en état de métamorphose et de mouvement permanent ?

Contre les langages et les corps instrumentalisés.
Vers une réinvention de la langue, du vivre, du monde, de l’amour.

Accepter de se perdre pour ressentir.

Accepter de se perdre dans ses mots.

Une orgie de mots, qui cherche à prendre corps.